Bibliographie nationale française


La Bibliographie nationale française a été créée en 1811. Doyenne des bibliographies nationales, elle constitue un témoignage privilégié de l’histoire du livre, de la production éditoriale et des bibliothèques.

  • Une histoire mouvementée

À la suite du décret d’Amsterdam du 14 octobre 1811, le numéro 1 paraît le 1er novembre sous le titre Bibliographie de l’Empire français pour annoncer « toutes les éditions d’ouvrages imprimés ou gravés qui seront faites à l’avenir, avec le nom des éditeurs et des auteurs, si ces derniers sont connus, le nombre d’exemplaires de chaque édition, et le prix de l’ouvrage ».

 

1ère notice de la Bibliographie

 

Au fil des ans, la publication change à plusieurs reprises de titre (elle fut longtemps la Bibliographie de la France) et de forme. À l’origine, elle recense les livres, les gravures et la musique publiés ou disponibles en France, et se compose de deux parties distinctes : la liste des publications à proprement parler et une partie commerciale qui comprend les annonces des éditeurs et des libraires.

À partir de 1856, la Bibliographie de la France est éditée par le Cercle de la librairie – fondé neuf ans plus tôt – et le sera jusqu’en 1989. En janvier 1936, la Bibliothèque nationale est chargée officiellement de rédiger les notices de la publication, qui portent depuis 1921 les cotes de l’établissement.

Après guerre, une nouvelle organisation, déclinant différents suppléments, est mise en place :

- en 1946, paraissent le Supplément A : Périodiques (qui devient en 1969 le Supplément I : Publications en série), le Supplément B : Estampes (qui s’arrête en 1968) et le Supplément C : Musique (qui deviendra le Supplément III : Musique) ;

- entre 1947 et 1972, paraît le Supplément D : Thèses ;

- à partir de 1948, paraît le Supplément E : Atlas, cartes et plans, qui devient, en 1977, le Supplément IV : Cartes et plans ;

- de 1950 à 2000, paraît le Supplément F : Publications officielles, puis Supplément II : Publications officielles ;

- enfin de 1958 à 1973, paraît le Supplément G : Catalogues de ventes publiques.

À partir de 1990, la publication prend le nom de Bibliographie nationale française et la Bibliothèque nationale en est l’éditeur.

Au début des années 2000, la forme imprimée cède progressivement la place à une publication en ligne, libre d’accès, se divisant aujourd’hui en 5 sections : Livres, Publications en série, Musique, Audiovisuel, Cartographie.

  • Signaler tout type de documents

Publications en série

C’est à partir de 1946 qu’un fascicule mensuel distinct rassemble les notices de périodiques ; auparavant, il s’agissait d’une simple rubrique dans les fascicules annonçant les livres. En 1969, le volet « Périodiques » s'élargit aux collections de livres, et s’intitule alors « Publications en série ». Cette partie passe en ligne dès 2001.

Musique

Dès janvier 1812, une section Musique prend place à la fin de la publication. À partir de 1842, les notices sont classées dans des rubriques correspondant aux différents genres musicaux : musique vocale et musique instrumentale (déclinées par la suite selon les différents effectifs), méthodes et traités. À partir de 2003 la Bibliographie nationale française – Musique paraît en ligne.

Audiovisuel

La Bibliographie nationale française – Audiovisuel rassemble les notices bibliographiques des enregistrements sonores, images animées, documents électroniques et multimédias multisupports, y compris les publications en série. Jamais imprimée, elle était dès l’origine disponible sous forme électronique : d’abord accessible par Minitel à partir de 1985 (nouveautés de la production phonographique), puis sur le Serveur bibliographique national et enfin, de 1996 à 2003, sous forme de cédérom cumulatif. Elle intègre le site en ligne en 2004.

Cartographie

Les documents cartographiques sont pour leur part présents dans la Bibliographie de l’Empire français dès le second numéro de l’année 1811. Longtemps inclus dans la liste des gravures, ils acquièrent progressivement l’identité autonome qu’ils conservent encore aujourd’hui. Atlas, itinéraires, séries cartographiques, plans de villes, globes ou documents isolés s’intègrent ainsi avec régularité aux autres types de documents présentés. La publication est dématérialisée depuis 2003.

À l’issue de la première année de publication, la Bibliographie de l’Empire français signalait 5 442 ouvrages ; un siècle plus tard, en 1911, le dépôt légal traitait 14 000 documents ; en 2011, la Bibliographie nationale française annonçait plus de 100 000 documents reçus par dépôt légal : 68 557 livres, 5 991 publications en série, 21 076 documents audiovisuels, 1 758 titres de musique imprimée, 3 061 documents cartographiques. Consulter les statistiques récentes.

À l’occasion de la célébration du bicentenaire de la Bibliographie nationale française, la Bibliothèque nationale de France a organisé une journée d'étude intitulée "Pourquoi la bibliographie nationale ? Hier, aujourd'hui, demain".

La matinée a été consacrée à l’histoire et aux usages de la Bibliographie nationale française ; l'après-midi, sur le thème « Actualités et perspectives », a laissé place au débat sous la forme d'une table ronde sur les bibliographies nationales et commerciales et sur les utilisateurs. Consulter le compte rendu.